Blog de François Colas

Ne vous étonnez pas de l'aspect "fourre-tout" de ce blog. Il est comme moi "un et indivisible". Pour le reste, bonne visite sur ce blog. Pour laisser un commentaire, cliquez sur le lien "commentaires" à la fin d'un article et laissez votre commentaire. A bientot...

mardi 10 mai 2011

Ptitdo - Rest of thoughts

7 titres écrits, composés et interprétés par Ptido:


A télécharger sur ce site: http://ptido.bandcamp.com/album/rest-of-thoughts-2 (prix libre)

lundi 9 août 2010

C2C: du virtuel au réel

M'apercevant lors de discussions récentes avec quelques amis que la mémoire disparait avec l'age, j'ai décidé de mettre noir sur blanc quelques dates.
En préambule, précisons à celles et ceux qui l'ignorent que Camptocamp est un site communautaire qui permet de communiquer entre personnes pratiquant l'alpinisme ou l'escalade. Une de vocations de ce site est faciliter les rencontres pour organiser une sortie, et c'est ce que j'ai commencé à faire lors de l'été 2006 en Bretagne puis en Haute-Savoie, ce qui a été l'occasion d'une soirée mémorable avec "UnCplus".
S'en est suivi une sympathique invitation chez mon ami Alban qui m'a permis de faire connaissance avec quelques joyeux drilles qui sont devenus des amis pour la plupart.

Voici donc une liste non exhaustive de réjouissances auxquelles j'ai participé, sachant qu'il y trois critère pour qu'une date y figure:
- parmi les participant doit figurer au moins un membre de C2C (en plus de votre serviteur!)
- les conversations ou les activités doivent tourner essentiellement (mais pas exclusivement) autour de la grimpe
- les règles de la diététique doivent être bannies de la dite réunion. Par conséquent, les sorties "barre de céréales + eau" n'y figurent pas...

30/09/2006 La Roche sur Foron - Avec UnCplus
31/10/2006 Chambéry - La soirée des amis
08/03/2007 Beaune - Week-end-en-bourgogne
01/04/2007 Beaune - Rencontre avec TTM
21/04/2007 Saint Julien- C2cg2g-73-38
08/05/2007 Beaune - Week-end-du-8-mai
15/05/2007 Vaqueyras - Dentelles-de-montmirail
30/06/2007 Rémigny - Rencontre avec Quentin
10/07/2007 Rémigny - Angélique arrive de Lyon en vélo!
13/07/2007 Beaune - François et Catherine viennent au festival de musique baroque
21/07/2007 Samoëns - C2C G2G
05/08/2010 Sassière - Bivouac avec Visse
08/08/2007 Vanoise - Ete-2007
18/08/2007 Chenex - Douloureuse
08/10/2007 Cormot - Week-end-cormot
01/09/2007 Paris - RV dans resto éthiopien
01/10/2007 Chambéry - La soirée des amis
01/02/2008 Samoëns - C2c-g2g-hiver-2008
19/04/2008 Saint Pancrasse - Anniversaire P-A
01/05/2008 Diois - Sortie-dans-le-vercors & Valcroissant
13/07/2008 Bugey - Week-end à Appregnin
15/08/2008 Chenex - Douloureuse
01/09/2008 Cormot ???
01/10/2008 Millery - Grimpe à Doizieux
31/01/2009 Limonest - Raclette chez Sylvain & Manue
xx/04/2009 Millery - Pique nique à Riverie
25/04/2009 Millery - Anniversaire de Marie Christine
01/05/2009 Pau - Canaourouye (en passant par Agen )
16/05/2009 Saint Pancrasse - WE chez Chaussons...
16/05/2009 Herbeys - Mariage de P.A. et Florence
31/05/2009 Beaune - Crémaillères
25/06/2010 Rémigny - BBQ club avec Quentin & Cécile
13/07/2009 Bugey - Contrevoz & Parves
13/09/2009 Promontoire - Fermeture annuelle du refuge
01/11/2009 Bugey - Week-end "Canards"
31/12/2009 Millery - Réveillon
10/05/2010 Calanques - Calanques
25/06/2010 Rémigny - BBQ club avec Quentin & Cécile
11/07/2010 Millery - Apéro FIFA 2010
07/08/2010 Veria - Crémaillère
08/08/2010 Chambéry - Mariage Alban et Sylvie
15/08/2010 Chenex - Douloureuse
31/10/2010 Veria - Week-end canards
31/12/2010 Millery - re: re: reveillons
02/06/2011 Saint-Pan : CRAS
09/07/2011 Weekend grenoblois (Petit-désert et Luisset)



Liste provisoire!!!!

NB:
- les dates sont parfois approximatives. Si vous avez conservé vos vieux agendas, n'hésitez pas
- un blog dénommé "fiestas" avait été dédié à ce genre de choses avec quelques adhérents de mon club. Pour des raisons juridiques, ce blog a été fermé...
- pour en savoir plus sur le concept de C2CG2G ( acronyme de "Camp to Camp Get To Gether" ) : http://www.camptocamp.org/articles/110226/fr/c2cg2g-histoire-des-rassemblements-camptocamp
- il ne s'agit que d'un aide-mémoire pour raviver la mémoire de celles et ceux qui le souhaitent. Je suis volontairement resté discret sur les détails. Toutefois, si certaines précisions vous semblent superflues, signalez-les moi, je corrigerai...

lundi 2 août 2010

Italia 2010

Santa Maria Assunta - Duomo di Siena

En guise de suite au récit du voyage de l'an passé, voici quelques images de notre voyage de cet été. Une halte surprise dans un gite de rêve, en Toscane, tenu par Stefano, un viticulteur qui produit un Chianti rouge et un Vernaccia blanc (domaine Fattoria Sovestro).

Vue depuis l'appartement

Ce gîte était fermé provisoirement, mais allez savoir pourquoi, il nous a accueilli tout de même, et on était seuls à profiter de cet endroit très particulier.

Un des salons extérieurs

Le village voisin, San Gemignano, bien que très touristique mérite détour, comme on dit dans les guides.
Chiesa de San Gemignano

De fil en aiguille, on ne voulait plus en repartir. On y est restés 3 jours, et on en a profité pour visiter Sienne, célèbre pour sa place du Campo ou se déroule le fameux Palio.

Torre del Mangia

Mais la basilique est également superbe, surtout à l'heure du coucher du soleil.

Tympan du Duomo del Siena

Ensuite direction Santopadre, le village de Marie-Christine. On ne se lasse pas de la vue sur la montagne, même s'il faut pencher un peu la tête à cause des arbres qui poussent devant la terrasse.


Mais parfois, la nature vient jusqu'à nous, en se posant sur une feuille.


Une dernière visite du glacier (et oui, en Italie, même isolés à 10 km du village, le glacier se déplace à domicile...).



Au retour, une halte trop rapide dans un village du Piemont, entre Turin et la frontière, à Avigliana. Le temps de découvrir une auberge très sympa, Crota osteria. Ensuite on file sur Lyon avec la perspective de vider les bagages...

dimanche 21 mars 2010

Changements climatiques et droits de l'homme

Ci dessous le compte-rendu du colloque du 6 mars dernier organisé par la Ligue des Droits de l'Homme au sujet des changements climatiques, et des leur conséquences sur les droits de l'homme. Une des idées avancées lors de ce colloque était que les modifications climatiques allaient transformer les cadres de vies (montée du niveau de la mer, changements de température etc...), et entrainer des migrations importantes avec tous les problèmes juridiques et humains que ça impliquera

"Prononcer ou entendre « Ligue des Droits de l’Homme » sous entend des combats et des prises de positions qui ne riment pas nécessairement pour l’opinion publique avec le thème du «développement durable» mais rappelle plutôt la défense des minorités et de tous les droits individuels et collectifs au quotidien tant mis à mal depuis plusieurs années.
Bien que préoccupé depuis longtemps par les problèmes climatiques, le Comité régional de Bourgogne a souhaité entrer plus largement dans le champ du développement durable en organisant son 3ème colloque régional sur ce thème ; c’est à l’ordre du jour pour longtemps, c’est un sujet durable et une dimension de plus au portefeuille déjà bien riche de la LDH bourguignonne.
Parmi les intervenants, Denis Clerc, économiste, réformiste engagé et fondateur d’Alternatives économiques pour qui l'horizon urbain est le seul qui promet la liberté, a expliqué que les moyens d'agir dans et sur le capitalisme d'aujourd'hui ne peuvent être que collectifs, que les solutions individuelles ne peuvent avoir aucun crédit. C'est là que la rupture s'impose, c'est même nécessaire au sens fort. Entre autre il faut utiliser les mécanismes de prix et de marché ; le capitalisme n'est ni uniforme ni figé, il peut et doit évoluer. Le marché n’est pas tout !
Autres experts : Valérie Masson-Delmotte, climatologue, membre du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et Yves Richard, professeur de géographie et membre du Centre de recherche de climatologie CNRS/Université de Bourgogne. Ils ont permis au travers de leurs exposés de relier le long et le court terme, le global et le local. Le changement climatique est un fait, il est inéluctable, combinant des phénomènes multiples et complexes. Les comportements humains y ont leurs parts.
Il faut donc anticiper sur ces effets et s'y adapter le mieux possible car il y aura des gagnants et des perdants, mais les perdants seront très pénalisés, les régions méditerranéennes notamment. Se posera le phénomène crucial mais naturel des migrations climatiques accompagnées des problèmes politiques, juridiques et socioéconomiques majeurs et soudains auxquels les politiques du gouvernement français ne se préparent guère aujourd’hui.
Tous les participants à ce colloque ont pu largement échanger avec les conférenciers, élément constructif pour la riche ambiance de cette journée.
Michel Savy, membre du Bureau National de la Ligue des Droits de l’Homme et professeur à l’Université Paris-Val de Marne et à l’Ecole nationale des Ponts et Chaussée, a fait la synthèse et la conclusion de ce colloque : l'indivisibilité et l'universalité des droits exigent désormais que les droits politiques ne soient séparés des droits économiques et sociaux. Il a encouragé les participants à s'engager dans le combat pour les droits car il faut un combat politique des droits pour un "pilotage climatique".
Le Comité régional de Bourgogne de la LDH remercie vivement l’Agrosup, le Crédit Coopératif, la Macif, Alternatives économiques et le Conseil Régional de Bourgogne pour leur soutien à l’organisation de cette manifestation."

mercredi 13 janvier 2010

Crasseux un jour, crasseux toujours...

COMITE REVOLUTIONNAIRE ANTI-SMILEY

HISTORIQUE DU CRAS:

Par un beau matin de mai 2009, après une dégustation de Clairette de Die, quelque part dans le Diois, Hélène, Patrick et moi-même jetions les bases du Comité révolutionnaire anti-smiley, dénommé le CRAS.

Après quelques mois de réflexion et de lutte clandestine, nous fûmes rejoints par des sympathisants de longue date, Etienne, Pierre et Quentin. Etienne rédigea ce manifeste, devenu texte fondateur.

Vu :
- l'évolution des technologies informatiques aboutissant à la création du web 2.0
- l'alinéa 2.a.zxr.549c définissant la charte graphique relative aux smileys, ci-nommée "charte pacman"

et considérant :
- que les adorateurs de la "charte pacman" nous prennent de toute évidence pour des cons, ne nous imaginant pas une seconde capable de saisir la moindre nuance dans un texte écrit
- que les adorateurs de la "charte pacman" appauvrissent considérablement la langue française, évitant soigneusement d'utiliser à bon escient les outils pourtant mis à leur disposition, tels que : euphémisme, second degré, troisième degré, pléonasme, emphase, anaphore, ironie ..., leur préférant et/ou surenchérissant systématiquement avec l'horrible gueule jaune
- que le jaune, c'est laid, sauf quand ça se mange (citron, banane, pâte à crêpe, curry, rhum-orange, etc...)
- que je peux même plus mettre deux points devant une fermeture de parenthèse, alors que, souvent, j'aimerais bien, ça serait quand même vachement audacieux, question syntaxe
- qu'écrire en cliquant avec la souris, c'est pas du jeu

il a été décidé, en assemblée exceptionnelle et à l'unanimité (par 1 voix contre 0 - fr4nço1s s'est fait porter pâle suite à un excès de synthol en intraveineuse), d'avoir recours aux sanctions suivantes :
1/ tout site web mettant à disposition de l'internaute l'utilisation de l'horrible gueule jaune sera systématiquement piraté jusque dans les toilettes
2/ tout adorateur de la "charte pacman" sera roulé dans le goudron et recouvert de plume
3/ tout utilisateur occasionnel de smiley sera séquestré, puis soumis au supplice de la citrouille (tête peinte en jaune, sourire au feutre indélébile dessiné sur la bouche), avant d'être relâché avec une pancarte "j'utilise des smileys, mais le CRAS me soigne".

La loi prends effet immédiatement.
Les membres du CRAS se réservent le droit d'ajouter des alinéas à la présente loi sans en avertir qui que ce soit.
Sans déc'...

A la suite de quoi, ce texte donna à un débat public qui n'est pas encore terminé.

Puis, en tant que membres fondateurs, Patrick et moi-même avons convoqué une AG extraordinaire le 2 janvier 2010 à Millery dans le Rhône, à laquelle Quentin participa. Il fut décidé ceci:

Préambule: Crève-spammeur et Gros-robert sont nommés membres honoraires fondateurs du CRAS

Art 1 : toute décision est prise par les membres fondateurs
Art 2 : toute décision est validée à l'unanimité par la prochaine assemblée générale
Art 3 : les membres fondateurs décideront rapidement du montant de la cotisation annuelle
Art 4 : celle-ci est exigible en début d'année et payable sans délai
Art 5 : toute décennie commencée est dûe
Art 6 : une association 1901 sera prochainement constituée dans les règles légales

Les cinq articles précédents sont approuvé à l'unanimité des membres présents.
A l'issue de quoi la séance est levée.

L'étape suivante est donc la constitution officielle d'une association dont le but sera d'éradiquer cette vermine jaunâtre qui envahit nos serveurs.

Les bonnes volontés peuvent faire acte de candidature pour rejoindre les Crasseux.

Ne l'oubliez pas "Crasseux un jour, crasseux toujours..."


lundi 9 novembre 2009

Les communs

Le prix Nobel d'économie récompense cette année des chercheurs qui n'ont pas une approche libérale ou néo-classique. C'est assez rare pour le signaler: est-ce un signe des temps? Une des deux théories - celle des "biens communs" développée par Elinor Ostrom – s’intéresse aux «communs », qu’ils soient constitués par des ressources (nappes phréatiques, alpage ou littoral par exemple) et ou un bien collectif à gérer (réseaux d’irrigation, patrimoine historique…). Dans les deux cas, il s'agit pour une communauté donnée de les maintenir en état afin de les transmettre à d’autres sans les épuiser.

Au jour le jour, des décisions prises collectivement guident les choix des gestionnaires. De fait, les communs sont indissociables de la communauté qui a adopté des règles de gouvernance pour atteindre son but. Historiquement, il s’agissait par exemple de champs communaux où chaque paysan faisait paître ses bêtes à tour de rôle. Un étang de pêche, une réserve de chasse ou un réseau de sentiers de randonnée en sont des illustrations plus récentes. On trouve des exemples beaucoup plus d’actualité comme le site web collaboratif Wikipedia ou les logiciels libres, fruits d’une intelligence collective, quasiment impossible sans un fonctionnement en réseau. C’est aussi une source d’apprentissage de la coopération ou de la mutualisation des moyens et des connaissances. La conservation en l’état de ces communs – ou même leur développement dès lors qu’il y a une utilité sociale- suppose une acceptation d’un travail collectif et l’adoption de règles de gouvernance.

On le voit, ces « communs » ne sont pas très loin de ce qu’on connait dans la sphère de l’économie sociale, qu’il s’agisse de coopératives, d’associations ou de mutuelles. La comparaison avec une coopérative de travailleurs (comme les Scop par exemple) parait évidente. Il s’agit ni plus ni moins de conserver un outil de production compétitif. De même, la préoccupation d'une mutuelle d’assurance est de conserver un patrimoine commun (les réserves) à un niveau jugé acceptable par les représentants des sociétaires pour faire face aux risques à venir. Un peu comme ces paysans d’un village, qui devaient veiller à ce que les pâturages communaux permettent de nourrir leurs bêtes pendant une année au moins.

Il nous reste à espérer que ce prix Nobel attirera l’attention sur des modes de gouvernance plus attentifs aux rapports humains, guidés par l’intérêt collectif, et donc par une gestion à long terme. En tout cas, il confirme que ce jury ne consacre plus systématiquement des théories qui font l’apologie de l’intérêt immédiat ou du profit individuel. C’est de bon augure pour les défis qui attendent nos sociétés.

Article initialement écrit pour un site interne de la Macif, puis publié dans le Journal du Palais du 23/11/09.

Pour en savoir plus: http://www.alternatives-economiques.fr/laureats-du-prix---nobel---d-economie-2009---elinor-ostrom-et-olivier-williamson_fr_art_633_44273.html

mardi 15 septembre 2009

V'là le choléra...

Les paroles d'une chanson d'actualité, d'Aristide Bruant:

Paraît qu'on attend l' choléra, la chose est positive.
On n' sait pas quand il arriv'ra,mais on sait qu'il arrive.

Refrain:

V'là l' choléra ! V'là l' choléra ! V'là l' choléra qu'arrive !
De l'une à l'autre rive tout le monde en crèv'ra !
(bis)


Les pharmaciens vont, répétant : il vient ! ... la chose est sûre ;
Ach'tez‐nous du désinfectant...du sulfat', du chlorure.

Refrain

Les sacristains et les abbés rRépètent des cantiques
Pour attirer les macchabé's dans leurs sacré's boutiques.

Refrain

On rassemble des capitaux pour fabriquer des bières.
On vendra des cercueils, en gros, à la port' des cim'tières.

Refrain

Tous les matins, avant midi, dans une immense fosse,
On apport'ra les refroidis qu'on empil'ra par grosse

Refrain

L'bon Dieu, du haut du Sacré‐Coeur, chante, avec tout' sa clique,
Et les cagots reprenn'nt en choeur : crève la République ! ! !

Refrain

samedi 29 août 2009

Voyage en Italie


Quelques souvenirs de 3 semaines passées en Italie.

A l'aller, une halte touristiques sur la côte ligure, dans les Cinque-Terre, une péninsule de 5 villages coupés du monde (mais pas du tourisme, puisqu'on y était). Un gite trouvé à la dernière minute, le Borgo de Campi, où on décide finalement de rester deux jours (ces quelques photos prises de la terrasse vous en donneront une idée!).





Une escapade dans le village voisin de Rio Maggiore, avant de visiter les autres villages (en train, la voiture étant déconseillée!).



Une autre visite aux carrières de marbre de Carrare, qui ont notamment servi à Michel Ange pour ses statues.



Une halte quasi-obligée à Pise (nous confirmons que la tour n'est pas encore tombée), puis 3 semaines de farniente dans la maison familiale de Marie-Christine à Santopadre au pied des Abruzzes. Farniente relative, car j'ai commencé à débroussailler un chemin abandonné, qui descend de Mele jusqu'à la vallée de la Melfa.


Nous sommes aussi allés en pèlerinage: deux nuits de marche jusqu'au sanctuaire de la Madonna di Canneto.



Puis retour par Florence, encore une fois, un hotel charmant trouvé au dernier moment, l'Hotel California, à deux pas du dôme...

jeudi 2 juillet 2009

Le trou de la sécu

Vous trouverez ci-dessous un texte reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteur, chercheur à l'Institut de recherches économiques et sociales ( IRES), Pierre Volovitch. Ce texte date un peu mais répond à pas mal de questions que certains se posent sur le "trou de la Sécu". Et à mon avis il est toujours d'actualité.

Circule depuis quelques mois sur internet un argumentaire qui explique qu’il n’y a pas de « trou de la Sécu ».

Si ce que veulent dire les auteurs de cet argumentaire c’est que les comptes de la sécurité sociale sont illisibles car ils sont le résultat de manipulations diverses et variées de la part de l’Etat en fonction de ses besoins de trésorerie ils ont raison. Oui, chaque année (en fonction d’un principe qui est celui de « l’annualité budgétaire ») l’Etat peut décider que telle recette fiscale, sur le tabac, l’alcool, les taxes d’assurances… qui l’an dernier était affectée à la CNAM sera cette année affectée à la CNAF, ou au fonds de solidarité vieillesse, ou au compte d’un autre régime de sécurité sociale ou d’une des nombreuses structures plus ou moins autonomes qui se baladent dans le secteur. Et cette décision l’Etat pour la prendre pour la totalité de la recette ou pour une fraction de la recette (20%, 30%…) ce qui permet de rendre la chose encore moins lisible. Oui la complexité et l’obscurité des comptes posent un vrai problème démocratique.

Si ce que veulent dire les auteurs de cet argumentaire c’est que le trou est le résultat d’un choix politique ils ont encore raison. On peut (techniquement) décider d’augmenter la CSG, les cotisations patronales (avec la même assiette ou en changeant d’assiette), créer une taxe nouvelle ou affecter une ancienne à la Sécu. Le déficit auquel on arrive est évidemment un affichage qui résulte d’un choix. Il n’y a ici aucune fatalité. Mais ce qui devient intéressant ici c’est de comprendre pourquoi ce choix là est fait et pas un autre.

Mais si ce que veulent dire les auteurs de cet argumentaire c’est qu’il n’y a pas de problème de financement de la protection sociale alors ça devient curieux. La protection sociale est financée très largement, et certains d’entre nous y tiennent avec juste raison, sur la base de la partie de la richesse nationale qui va au travail. Or le chômage et les politiques menées depuis une vingtaine d’année ont réduit de manière importante la part de la richesse nationale qui va au travail (salaires et cotisations sociale). Cette réduction n’aurait aucun impact sur le financement de la protection sociale ? 30 ans de crise et de politiques néo-libérales et la question du financement de la protection sociale pourraient se résoudre par des modifications de circuits financiers ?

Mais si ce que veulent dire les auteurs de cet argumentaire c’est qu’il suffit de remettre des sous dans la machine pour que tout aille bien alors là c’est carrément scandaleux. 60 ans après la mise en place de l’assurance maladie en France les inégalités sociales de santé demeurent. Les écarts de durée de vie entre ouvrier et cadres ré-augmentent. L’état sanitaire des dents des enfants est à ce point lié à la catégorie sociale de leur père qu’il suffit d’ouvrir la bouche d’un gamin pour connaître, à partir du nombre de carie, l’occupation professionnelle de son père. L’obésité monte partout, mais elle est dix fois plus importante pour les enfants d’ouvriers que pour les enfants de cadre. Et pour résoudre ces problèmes il suffirait de remettre de l’argent dans le système sans se poser la question de l’organisation même du système. On a augmenté les tarifs de consultations des toubibs, ça faisait de la dépense en plus, en quoi cet argent dépensé en plus permettait-il d’améliorer le fonctionnement du système de soins ? Les dépenses de soins ont ces dernières années augmentées à des rythmes supérieurs à 4% par an, 6% certaines années, alors que les plus optimistes en matière de croissance espèrent atteindre 2.5% ou 3%. L’évolution des dépenses de santé ne poserait aucune question ?

Pour imposer sa réforme Douste Blazy a dramatisé en dehors de toute proportion un déficit largement construit par des décisions politiques du gouvernement auquel il appartenait. Parler du déficit était le moyen de ne pas parler des vraies questions qui sont comment organiser mieux notre système de soins, comment en particulier l’organiser pour que les inégalités sociales de santé diminue. Ce qui suppose de se poser des questions sur le mode et le niveau de rémunération des professionnels, sur les règles de leur installation, sur le contenu de leur formation…

Les auteurs de l’argumentaire qui prétend qu’il n’y a pas de déficit en se focalisant sur le déficit tombent dans le panneau de Douste Blazy. Ils deviennent des spécialistes de la lecture des tuyauteries, il est vrai assez démentes, du financement de l’assurance maladie. Remontent les tuyaux dans l’autre sens et finissent par s’auto-persuader qu’il n’y a aucun problème. Pas de question à se poser sur le partage de la richesse nationale, pas de question à se poser sur l’organisation du système de soins, pas des questions à se poser sur les professionnels du soin, juste une taxe sur le tabac à déplacer, un retard de paiement à apurer… Nous sommes réellement au fond du trou.

Pierre VOLOVITCH
Octobre 2005 (première version)
Janvier 2006 (version actuelle)

mercredi 17 juin 2009

Prochains concerts de Monsieur Paul

Monsieur Paul et ses Motifs de satisfaction se produisent deux fois avant la fin de l'été: ce samedi 20 juin aux Indems Café et le vendredi 26 juin au Palais bar.

Les Indems Café, 20 juin à 21 h, entrée libre, 144 rue de Bagnolet, Paris 20°


Palais Bar, 26 juin, à 21 h 30 ( YeSeNia ouvrira les festivités à 20 h30), 39 rue des Petites Ecuries, Paris 10°

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