Blog de François Colas

Ne vous étonnez pas de l'aspect "fourre-tout" de ce blog. Il est comme moi "un et indivisible". Pour le reste, bonne visite sur ce blog. Pour laisser un commentaire, cliquez sur le lien "commentaires" à la fin d'un article et laissez votre commentaire. A bientot...

jeudi 2 juillet 2009

Le trou de la sécu

Vous trouverez ci-dessous un texte reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteur, chercheur à l'Institut de recherches économiques et sociales ( IRES), Pierre Volovitch. Ce texte date un peu mais répond à pas mal de questions que certains se posent sur le "trou de la Sécu". Et à mon avis il est toujours d'actualité.

Circule depuis quelques mois sur internet un argumentaire qui explique qu’il n’y a pas de « trou de la Sécu ».

Si ce que veulent dire les auteurs de cet argumentaire c’est que les comptes de la sécurité sociale sont illisibles car ils sont le résultat de manipulations diverses et variées de la part de l’Etat en fonction de ses besoins de trésorerie ils ont raison. Oui, chaque année (en fonction d’un principe qui est celui de « l’annualité budgétaire ») l’Etat peut décider que telle recette fiscale, sur le tabac, l’alcool, les taxes d’assurances… qui l’an dernier était affectée à la CNAM sera cette année affectée à la CNAF, ou au fonds de solidarité vieillesse, ou au compte d’un autre régime de sécurité sociale ou d’une des nombreuses structures plus ou moins autonomes qui se baladent dans le secteur. Et cette décision l’Etat pour la prendre pour la totalité de la recette ou pour une fraction de la recette (20%, 30%…) ce qui permet de rendre la chose encore moins lisible. Oui la complexité et l’obscurité des comptes posent un vrai problème démocratique.

Si ce que veulent dire les auteurs de cet argumentaire c’est que le trou est le résultat d’un choix politique ils ont encore raison. On peut (techniquement) décider d’augmenter la CSG, les cotisations patronales (avec la même assiette ou en changeant d’assiette), créer une taxe nouvelle ou affecter une ancienne à la Sécu. Le déficit auquel on arrive est évidemment un affichage qui résulte d’un choix. Il n’y a ici aucune fatalité. Mais ce qui devient intéressant ici c’est de comprendre pourquoi ce choix là est fait et pas un autre.

Mais si ce que veulent dire les auteurs de cet argumentaire c’est qu’il n’y a pas de problème de financement de la protection sociale alors ça devient curieux. La protection sociale est financée très largement, et certains d’entre nous y tiennent avec juste raison, sur la base de la partie de la richesse nationale qui va au travail. Or le chômage et les politiques menées depuis une vingtaine d’année ont réduit de manière importante la part de la richesse nationale qui va au travail (salaires et cotisations sociale). Cette réduction n’aurait aucun impact sur le financement de la protection sociale ? 30 ans de crise et de politiques néo-libérales et la question du financement de la protection sociale pourraient se résoudre par des modifications de circuits financiers ?

Mais si ce que veulent dire les auteurs de cet argumentaire c’est qu’il suffit de remettre des sous dans la machine pour que tout aille bien alors là c’est carrément scandaleux. 60 ans après la mise en place de l’assurance maladie en France les inégalités sociales de santé demeurent. Les écarts de durée de vie entre ouvrier et cadres ré-augmentent. L’état sanitaire des dents des enfants est à ce point lié à la catégorie sociale de leur père qu’il suffit d’ouvrir la bouche d’un gamin pour connaître, à partir du nombre de carie, l’occupation professionnelle de son père. L’obésité monte partout, mais elle est dix fois plus importante pour les enfants d’ouvriers que pour les enfants de cadre. Et pour résoudre ces problèmes il suffirait de remettre de l’argent dans le système sans se poser la question de l’organisation même du système. On a augmenté les tarifs de consultations des toubibs, ça faisait de la dépense en plus, en quoi cet argent dépensé en plus permettait-il d’améliorer le fonctionnement du système de soins ? Les dépenses de soins ont ces dernières années augmentées à des rythmes supérieurs à 4% par an, 6% certaines années, alors que les plus optimistes en matière de croissance espèrent atteindre 2.5% ou 3%. L’évolution des dépenses de santé ne poserait aucune question ?

Pour imposer sa réforme Douste Blazy a dramatisé en dehors de toute proportion un déficit largement construit par des décisions politiques du gouvernement auquel il appartenait. Parler du déficit était le moyen de ne pas parler des vraies questions qui sont comment organiser mieux notre système de soins, comment en particulier l’organiser pour que les inégalités sociales de santé diminue. Ce qui suppose de se poser des questions sur le mode et le niveau de rémunération des professionnels, sur les règles de leur installation, sur le contenu de leur formation…

Les auteurs de l’argumentaire qui prétend qu’il n’y a pas de déficit en se focalisant sur le déficit tombent dans le panneau de Douste Blazy. Ils deviennent des spécialistes de la lecture des tuyauteries, il est vrai assez démentes, du financement de l’assurance maladie. Remontent les tuyaux dans l’autre sens et finissent par s’auto-persuader qu’il n’y a aucun problème. Pas de question à se poser sur le partage de la richesse nationale, pas de question à se poser sur l’organisation du système de soins, pas des questions à se poser sur les professionnels du soin, juste une taxe sur le tabac à déplacer, un retard de paiement à apurer… Nous sommes réellement au fond du trou.

Pierre VOLOVITCH
Octobre 2005 (première version)
Janvier 2006 (version actuelle)

mercredi 17 juin 2009

Prochains concerts de Monsieur Paul

Monsieur Paul et ses Motifs de satisfaction se produisent deux fois avant la fin de l'été: ce samedi 20 juin aux Indems Café et le vendredi 26 juin au Palais bar.

Les Indems Café, 20 juin à 21 h, entrée libre, 144 rue de Bagnolet, Paris 20°


Palais Bar, 26 juin, à 21 h 30 ( YeSeNia ouvrira les festivités à 20 h30), 39 rue des Petites Ecuries, Paris 10°

Plus de détails sur myspace .

samedi 18 avril 2009

Demenagement


Demain, déménagement!! Déjà quelques photos du nouvel appart, à deux pas de la basilique, à Beaune. Une vue du salon...

Une vue du jardin.

Et enfin une vue de la courette.

A très bientôt pour la crémaillère!

vendredi 17 avril 2009

Sofie

Vous avez surement entendu la nouvelles, noyée parmi d’autres informations: une avalanche a emporté 3 victimes dans le Queyras ce lundi de Pâques. Sofie était parmi ces 3 skieurs.

Mais que les informations sont dures à entendre lorsqu'on sait de qui il s'agit! Trésorière de l’association Camp to camp, elle faisait partie de ces bénévoles qui ont retroussé les manches pour mettre sur pied ce site qui permet aux passionnés de montagne de se connaitre et de se rencontrer. La liste des messages de soutien montre à quel point Sofie, que je n’ai rencontré que deux fois, était une personne attachante. Une des travailleuses de l’ombre qui, entre deux sorties en montagne, trouvait du temps pour faire vivre cette association, et grâce à qui tant de vraies amitiés ont pu naître.

Le massif du Pilat, les falaises de Doizieux, le festival Jazz à Vienne… Autant d’endroits où je sais que nous nous sommes peut être croisés, et où je suis certain que nous te retrouverons, Sofie ...

jeudi 12 février 2009

Concert de Monsieur Paul du 31 janvier

Souvenir du dernier concert de Monsieur Paul

"Les amis sont partis":
http://www.youtube.com/watch?v=cHfMcQvM6ok

"Les infidèles" (très R'n'R!!)
http://www.youtube.com/watch?v=XecdYroafQk

Et en final, un nouveau morceau, "Les infidèles":

lundi 26 janvier 2009

Un tour sur la planète bleue

Je tiens à vous faire profiter du blog de Raph, parti cet été avec un pote pour un tour du monde au long cours.
Ils sont actuellement au Vietnam:
www.tourderoux.blogspot.com/
Comme il le disent en exergue, "Profitons-en tant qu'elle est encore bleue"...
Bon voyage, Raph !


dimanche 18 janvier 2009

The Romanee Counteez

Un groupe dijonnais à découvrir.
Des gens dont les noms de scène sont Fredie Mercurey, Jaco Passetougrains, Fernand Vergelesses, Claude Vougeot ou Gilbert Montagny ne peuvent pas être totalement mauvais.
Dégustez sans modération leur CD édité par Barry Wine et Soaf Records, avec la bénédiction de Wilson Piquette, Axl Rosé ou Phil Oxera:

A la votre!
http://www.myspace.com/theromaneecounteez

lundi 22 décembre 2008

Deezer

Une première playlist dans Deezer.
Il s'agit du répertoire de reprises que je joue.
Ca rappellera sans doute des souvenirs de soirées à certains, ça permettra peut être à d'autres de découvrir certains morceaux. Faites-votre choix ou laisser défiler la radio!!!


Découvrez Boris Vian!

lundi 1 décembre 2008

Bidity en concert

En concert samedi 13 décembre à Soucieu en Jarrest (dans le Rhône),
Avec 3 autres groupes, dans le cadre du festival "Zik du coin"...

lundi 24 novembre 2008

Carte postale népalaise

Un mail reçu de Rozenn, de retour du Népal:

L'alpiniste est-il soluble dans la neige…? Peu tentés par l'expérimentation in vivo de la question, nous avons préféré renoncer à l'ascension du Sano Chekigo compte tenu des risques d'avalanche.

Pendant une année de préparation, nous nous sommes évadés en songes sur ce petit sommet que nous souhaitions atteindre en achevant l'itinéraire partiellement défriché par Paulo Grobel en 2004. Grimper dans les ice flutes du collu, puis jouer un court instant les équilibristes sur l'arête effilée avant d'atteindre sur la droite ce petit triangle blanc. Mais la réalité de cet automne 2008 aura été autre… Les ice flutes semblaient moins marqués, l'arête s'était ourlée de quelque corniche et, surtout, les pentes, dans toutes les orientations étaient plaquées, masquant une épaisseur importante de neige sans cohésion. Plusieurs fois, nous entendons les plaques se tasser sous nos pieds. Ainsi, non sans une pointe de mélancolie mais sans aucun regret, choisissons-nous de renoncer.

L'esthétique du Chekigo restera un bonheur graphique imprimé sur nos rétines; celui d'une montagne immaculée révélant à l'aube quelques ombres opalines, de lignes sans concessions, striant le ciel bleu et ensoleillé de la Rolwaling qui nous aura accompagné pendant tout notre périple. Car le Chekigo n'était qu'un épisode de ces 24 jours d'itinérance qui nous ont apporté d'autres joies colorées: la joie de retrouver, le rouge des saris de Katmandu, le plaisir de nous perdre dans le vert anis des cultures en terrasse de millet, l'ocre des mousses et fougères envahissant la forêt, le délice bronze et blanc des horizons sans fin du Tibet, le bonheur pastel des rencontres où l'aquarelle de Pascal se fait langage commun…

En attendant le montage du diaporama… quelques clichés et quelques bises !

Rozenn, Pascal et Bernard

Pour en savoir plus sur le Chekigo, allez voir le récit de Paulo Grobel.